trainquejaime

11 juin 2005

CARNET DE VOYAGE (Soulac 2005)

Voyage en « train de plaisir » à  SOULAC SUR MER

Samedi 04 juin, 5 heures 45, c’est l’heure, debout, douche, p’tit dej, préparation du sac à dos, je sors la voiture, mon épouse dort, je l’ai embrassée en me levant.

Il fait beau, il n’y a personne sur la route, aussi j’arrive sans encombre à Langon. Je laisse la voiture au parking de la gare, prends mon billet au distributeur automatique et passe sur le quai, après avoir composté bien sûr.

Une unité multiple de Z2, menée par la Z7331 me conduit à BORDEAUX. J’ai le temps d’apercevoir au passage à HOURCADE un oiseau rare : la CC 6578 !

A la hauteur du dépôt nous doublons notre train vapeur qui attend au signal de sortie. Nous arrivons au quai 2 voie 3, sur la voie 2 se trouve une unité multiple de Z 21500 (Z T.E.R) à destination de BAYONNE et de PAU. J’assiste au départ de ce train après avoir échangé quelques propos sur ce nouveau matériel performant avec son conducteur.

Notre train à vapeur arrive enfin voie 1, de nombreuses personnes l’attendent, beaucoup sont costumées « Belle Epoque » . Je remarque parmi ces voyageurs insolites : des hussards, un directeur de compagnie, des bourgeois endimanchés façon 1900, il y a même un cardinal ! Un rescapé du conclave sans doute!  (20) (23)(21) (1)

Je rencontre PATRICE DURBAIN qui m’emmène au salon d’honneur; là mon billet m’est remis, des cannelés me sont offerts en prime. (2)

Avant de monter, je note la composition du train : derrière la 141 TD 740 on trouve d’abord deux voitures Nord à portières, puis une voiture U.S.I.  repeinte en vert foncé et équipée d’un bar-boutique, une voiture Est, une voiture mixte fourgon pour le personnel du train, un wagon tombereau chargé de charbon et un wagon plat avec une grue pour approvisionner la locomotive en

combustible. (3) (4)

Je m’installe en compagnie d’un jeune couple costumé. (5) (6)

Le départ est donné à l’heure exacte, mais après 150 mètres nous devons stopper: un des voyageurs était resté sur le quai !

Nous quittons enfin BORDEAUX, empanachant les échoppes de la proche banlieue puis, à la bifurcation de la MEDOQUINE après avoir ralenti, nous nous engageons sur la ligne de ceinture. Nous traversons les vignobles de HAUT BRION, puis la voie s’élève en remblais et franchit la route d’ARCACHON sur un pont. Nous dominons les petites maisons construites le long de la voie dans les années 30, par des gens modestes. Depuis ce secteur s’est aristocratisé: les maisons ont été améliorées, leurs jardins, jadis potagers, sont devenus petits parcs privés avec piscine !

Après ARLAC , nous ralentissons car il y a un chantier aux EYQUEMS: la construction d’un pont pour franchir la future ligne de tramways en direction de MERIGNAC, une gare sera construite à cet endroit pour permettre la correspondance entre le train et le tram. Nous franchissons sans arrêt la gare de CAUDERAN-MERIGNAC, haut lieu ferroviaire de mon adolescence. Le passage de notre train insolite suscite la curiosité et l’étonnement aux passages à niveau de cette zone urbanisée, même au stade du BOUSCAT les jeunes participants à une fête du football délaissent momentanément leur ballon pour nous voir passer! Normal pour une génération où train signifie T.G.V. 

Encore un ralentissement et nous quittons la ceinture par le raccordement de BONNAOUS, pour rejoindre la ligne à voie unique du MEDOC. Un arrêt à BLANQUEFORT, prévu pour croiser un T.E.R (Z 5300) est mis à profit par de nombreux riverains pour admirer, photographier et filmer notre train qui suscite la nostalgie chez les anciens, et la curiosité chez les plus jeunes qui n’ont peut être jamais vu un train à vapeur !

Tout le long de la ligne nous serons attendus par des centaines de personnes, par petits groupes, qui  à un passage à niveau, qui sur un chemin longeant la voie ou sur le pas de la porte de leurs maisons bâties à proximité de la ligne. J’ai même vu un père et sa fille  juchés sur le toit de leur auto ! Bonjour les dégâts !

Nous laissons derrière nous la périphérie avec ses pavillons et ses installations industrielles, pour une région de bosquets alternants avec les vignes ; ce paysage  laissera  place rapidement aux vignobles du MEDOC qui reprendront l’exclusivité du paysage (l’océan de vigne comme l’appellent certains). Même là, en bordure de la voie il y a beaucoup de vendangeurs d’images!

Dans le train animation par le groupe MEDOC PARRADERS :  le clarinettiste et le banjoïste du groupe mettent l’ambiance et nous chantons. (9) (10)

Nous arrivons enfin a PAUILLAC, accueillis par un public nombreux . (7) (8)  (11)

L’arrêt est mis à profit pour refaire le plein d’eau de la locomotive, les pompiers s’y affairent, dans la cour de la gare les viticulteurs locaux nous ont préparé une dégustation de leurs meilleurs crus, fort proches de ceux des châteaux  prestigieux, mondialement connus!

Durant cet escale, la visite de la cabine de conduite de la locomotive est proposée, cette prestation que j’apprécie particulièrement, aura un franc succès. (12)

En repartant nous longeons l’ancienne raffinerie de pétrole dont l’aiguillage d’accès à été déposé. Encore quelques vignobles, et nous arrivons à LESPARRE, de nombreux spectateurs nous accueillent. Sur une voie de garage une Z2 attends notre départ pour assurer un T.E.R pour BORDEAUX. 

A présent, le paysage change: nous traversons des marais et des polders occupés autrefois par un bras de mer. De nombreux étangs  abritent des colonies d’oiseaux sauvages. Notre cheminement tranquille nous permet de bien les observer, le passage du train ne les dérange pas. Un dernier ralentissement, et nous arrivons à SOULAC où plusieurs centaines de fans, la plupart costumés, nous attendent impatiemment. (13)  (15)

. La foule dense se trouve sur la voie pour mieux photographier le train ! C’est donc au pas que nous entrons en gare, le temps que tout le monde regagne le quai ! Il me sera très difficile de descendre du train, et encore plus de prendre des photos ! ((14)

Dans la cour de la gare un orchestre interprète des musiques de la Belle Epoque, installé sur une estrade décorée de cocardes tricolores . 32)

Plusieurs automobiles anciennes attendent les voyageurs : AMILCAR, TORPEDO, TAXI de la MARNE, BUS PARISIEN TN6….

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Au son de la musique tout le monde se met en route vers la plage, accompagné par des danseuses de FRENCH CANCAN nous dévoilant leurs dessous en dentelle. (18)

Les SOULACAIS nous applaudissent, puis arrivé, à la plage, tout le monde s’installe dans les restaurants et les guinguettes pour le repas. Ces établissements, comme toute la ville, ont gardé le cachet charmant du début du vingtième siècle, contrairement à de nombreuses stations balnéaires où la promotion immobilière remplace les jolies villas 1900 par des immeubles en béton sans  âme. Je descends sur la plage pour pique-niquer face au phare du CORDOUAN, et dessiner une carte pour mon épouse.

                                                      

   

Je reviens vers la gare, tout est calme pour le moment, les gens sont encore à table, les animations de l’après midi commencent, notamment un orgue de barbarie et sa chanteuse entraînent le public à chanter et les enfants à danser.

Pour moi c’est l’heure du retour, retrouver mon épouse, et tout lui raconter ! Le train revient à la gare pour une navette à LESPARRE, que je ne pourrais prendre à cause de son horaire, je monte donc dans un car qui emprunte un itinéraire biscornu. Avec moi, quelques voyageurs du matin rentrent chez eux, ne pouvant assister à la suite des festivités.

Trainquejaime 05/06/2005

Posté par KNTHMH à 00:53 - Trains touristiques - Commentaires [0] - Permalien [#]

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