trainquejaime

08 mars 2008

Honneur à Ingrid Betancourt en cette journée des femmes 2008

La Journée des Femmes est, comme chaque année, l’occasion de faire un état des lieux des inégalités : en politique à la veille des municipales, en matière d’emploi et au sein du couple, 40 ans après mai 68…

A l’honneur aujourd’hui, une femme qui paye depuis six ans dans la jungle colombienne son engagement politique. Otage des Farc, Ingrid Betancourt entendra peut-être sur les ondes de RFI les messages d’encouragement enregistrés par les femmes du gouvernement français.

Symbole de la longue histoire de la lutte des femmes pour l’égalité des droits, la journée du 8 mars, officialisée par l’ONU en 1977 et en France en 1982 (lire notre encadré), offre traditionnellement l’occasion de dresser un bilan et de faire le point sur le chemin à parcourir. A Paris, les associations féministes appellent à un rassemblement à 15 heures à la Fontaine des Innocents (1er arrdt).

Quarante ans après mai 68 et la création dans la foulée du Mouvement de libération des femmes (MLF), les libertés acquises par les femmes seraient menacées, selon les associations féministes qui appellent à la vigilance sur le droit à l’avortement et la défense de la laïcité. Elles appellent à la mobilisation pour une loi-cadre contre les violences conjugales, pour le remboursement de la contraception, la création d’un "service public de la petite enfance" et pour l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes.

C’est en effet au travail que les inégalités sont encore les plus frappantes, malgré les lois qui se sont succédé (lire notre encadré). En dehors des symboles comme Anne Lauvergeon, présidente d’Areva, le cercle des femmes dirigeantes reste très étroit. Début 2008, selon une étude publiée cette semaine, moins d’une entreprise sur dix cotée en bourse est dirigée par une femme. Moins d’un cadre sur quatre est une femme, alors qu’elles représentent un salarié sur trois. Les salaires des femmes, à responsabilités égales, restent encore nettement inférieurs à ceux de leurs collègues masculins. Le monde du travail reste encore un lieu de grandes inégalités : en 2007, les femmes ont été moins nombreuses à occuper un emploi (74% contre 80%), et quand elles en avaient un, plus d’une sur cinq était à temps partiel.

En politique, les femmes ont gagné en parité, mais essentiellement pour les élections où la loi de 2000 est contraignante, comme les municipales. Ainsi demain, 49% des candidats qui se présentent dans les villes de plus de 3.500 habitants sont des femmes. Mais, sur les 36.782 maires de France, 10,9% seulement sont des femmes.

Gilles Halais avec agences

Radiofrance

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ingrid

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Posté par KNTHMH à 11:31 - Les sujets qui fâchent! - Commentaires [0] - Permalien [#]

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